Cynthia Brunet, rédactrice Canal Vie

Une grande partie de la planète participe à une véritable course à la performance et les écoles n’échappent pas à cette pression. À travers le monde, de nombreux modèles scolaires et philosophies d’enseignement existent. La compétition demeure prépondérante au sein de plusieurs établissements, mais d’autres, à contre-courant, gagnent en popularité.
L’est de l’Asie
Les Asiatiques sont réputés pour leurs exigences académiques. « Le modèle chinois qui met l’accent sur le par cœur s’est répandu dans tout l’est de l’Asie, condamnant beaucoup d’enfants à de longues heures de classe, à un apprentissage qui s’apparente à une marche forcée et à une vie désormais connue sous le nom de l’enfer de l’examen».
La Corée, pour sa part, est reconnue pour le travail acharné de ses étudiants qui livrent un combat quotidien contre le sommeil. Les jeunes doivent étudier un maximum d’heures par jour au détriment de toutes autres activités.
Au Japon, des écoles ouvrent leurs portes aux enfants dès l’âge de deux ans. Leurs parents souhaitent ainsi les aider à affronter le monde scolaire, et leur offrir les meilleures chances d’accéder aux plus grandes universités. Il s’avère donc impératif, selon eux, que les enfants apprennent dès que possible les lettres et les chiffres.
L'Inde, la plus grande démocratie du monde demeure un pays où les inégalités sont profondément incrustées dans toutes les sphères de la vie. L'éducation ne fait pas exception. Les relations entre l’éducation et la stratification sociale sont très complexes en Inde. De multiples facteurs socioéconomiques et culturels entrent en effet dans l’équation menant à l’inclusion ou à l’exclusion : la caste, le genre, la classe, la localisation, la tradition familiale, les handicaps, le capital financier. La « vraie » réalité de l’éducation en Inde n’est pas celle des programmes d’élite qui forment des ingénieurs et des informaticiens renommés partout dans le monde, mais qui ne fournissent des diplômes qu’à une infime partie des jeunes. C’est plutôt celle des milliers d’écoles rurales dispersées à travers le pays et qui se trouvent souvent en piteux état, parfois même sans eau potable, ni électricité ou toilettes. Dans les dernières années, l’Inde est parvenue à hausser son taux d’alphabétisation global à 74 %.

Dans les sociétés qui valorisent à l’extrême le travail et la compétition, il est courant « d’envisager les résultats scolaires comme une question de vie ou de mort ». Les enfants n’ont pas d’autres choix que de se concentrer, à un âge très précoce, sur le rendement scolaire et sur les entrées à l’université.
L’Amérique du Nord
L’Amérique du Nord n’échappe pas non plus à cette tendance qui gagne tous les pays industrialisés. Dans un contexte de compétition mondiale, nous surchargeons les horaires des enfants, et ils doivent se surpasser afin d’accéder aux meilleures écoles, aux meilleures universités. Les désirs des parents et leur ego supplantent dans bien des situations les besoins véritables des enfants.
Piste de réflexion:
- Sur quel principe est-ce que les systèmes éducatifs se reposent?
- Est-ce un bon principe?
- Est-il nécessaire de scolariser un enfant dès l'âge de 2 ans ?
- Quelles sont les inégalités qui se creusent dans ces divers systèmes?
- Est-ce important d'inculquer l'esprit de compétition dès le jeune âge?
- Décrivez le système éducatif dans lequel vous étudiez.