5.2 Les coutumes

5.2.1 Rites de passage

Chaque pays a ses coutumes, parfois même insolites, souvent pittoresques, et ses mœurs qui sont léguées et remises aux mains des générations futures.  Chaque société a ses rites, ses manières, ses fêtes et ses croyances et aussi des usages culturels ancrés qui ont été adoptés par la population. Les français ont leurs coutumes sociales que les étrangers inévitablement ignorent et qui les conduisent parfois à commettre un impair social. Les français sont très formels aussi bien pour le protocole que les manières sociales. En général, ils sont très polis, ainsi lorsque vous rentrez dans n’importe quel  magasin  vous serez accueillis par un «  Bonjour Monsieur/Madame » et au départ ce sera un « Bonne journée », « bonne fin d’après-midi » ou «  Bonne soirée ». De même le vouvoiement est d’usage à moins que vous soyez invité par la personne à le/la tutoyer. Pour les salutations, on serre la main lorsqu’on rencontre quelqu’un et on dit «  Bonjour ». La « bise » (parfois on embrasse deux fois sur les joues, même trois fois dans certaines régions de la France) est aussi très commune.
Pour tout savoir et surtout savoir vivre en France et ailleurs, consultez ce lien.

Les rites de passage ont toujours été dans les sociétés occidentales un mode de transmission pour faire grandir la jeunesse et marquer le passage à l’âge adulte. Ils consistent donc en une traversée d’expérience qui, à côte  de l’éducation donnée par la famille et de l’instruction offerte par l’école,  permet au jeune de passer à l’âge adulte. Dans une société qui manque de repères et semble en panne de modèles éducatifs, ces rites chargés de sens, porteurs de valeurs, initiatiques confirment l’appartenance identitaire.

Pour commencer…

Selon vous, les rites de passage tels que la communion solennelle, le baccalauréat, le mariage seraient-ils devenus des coquilles vides ? Pourquoi  on continuerait à les perpétuer ? A-t-on besoin de coller ce mot (rite de passage) à certaines réalités ?

Ressentez-vous ce besoin ? On dit que aujourd’hui les jeunes veulent des épreuves fortes à traverser. Qu’en pensez-vous ? Seraient les incendies de voitures, les raves, la prise de drogue, des nouveaux rites initiatiques ?

Vers l’oral individuel…

Production écrite:

Sujet 1
Vous rédigez un article sur le journal de l’école portant sur les conduites à risque et les expériences sauvages qui sont devenues des rites souvent incontrôlables  parmi les jeunes. Vous mettez en garde et proposez une réflexion sur ce sujet.
Comment écrire un article de presse? Consultez la page 14.1.4 pour réviser les stratégies d’écriture de l’article de presse. 

Sujet 2
Lors de votre séjour en France ou dans un autre pays francophone vous avez appris que les règles dites et non dites qui régissent une société ne sont pas forcément les mêmes d’un pays à l’autre et sont difficiles à appréhender pour une personne qui a appris à raisonner autrement. Vous exposez vos idées dans un courriel adressé à un(e) ami(e).
Comment écrire un courriel? Consultez la page 14.1.15 pour réviser les stratégies d’écriture du courriel

Sujet 3
La RATP a sollicité les internautes afin de construire ensemble un véritable Manuel de savoir-vivre du Voyager Moderne. Vous avez été parmi ceux qui ont contribué en attestant une réelle prise de conscience en faveur d’un effort commun pour améliorer le vivre-ensemble au quotidien. Rédigez cette contribution au concours lancé par RATP de l’Île-de-France.
Comment écrire un guide? Consultez la page 14.1.13 pour réviser les stratégies d’écriture du guide.

Point Grammaire

Les indéfinis
Zoom sur les adjectifs indéfinis :

Expression de Adjectif indéfini + nom
La pluralité

Quelques/ plusieurs/ certains
J'ai quelques copains allemandes.
J'ai plusieurs amis enseignants.
Certaines amies à Louise sont sénégalaises.

La quantité nulle Aucun (e) + nom singulier
Je ne connais aucune ville américaine.
L'indifférence N'importe quel(s)-n'importe quelle(s)
J'adore n'importe quelle chanson de ce chanteur.
La totalité Tout(e) + nom singulier
Je travaille tous les jours.
L'individualité Chafque + nom singulier
Il va au cours chaque jour.
La différence Déterminant (l', un, mon, cet ...) + autre(s) + nom
Mon frère est en Allemagne, mon autre frère en Autriche.
La ressemblance Le/la/les même(s) + nom
On a tous les mêmes goûts.

 

5.2.1a

Image 5.2.1a – source: maman-chat.com

Textes et fiches à télécharger

Texte 1
Fiche texte 1 Word | PDF

Lexique thématique

  • Parcours initiatique
  • Quête de sens
  • Politesse
  • courtoisie
  • salutation
  • formalité
  • protocole
  • bonnes manières
  • usage culturel
  • impair social

Théorie de la connaissance

Qu’est-ce que la politesse dans une société ? Peut-on s’en passer ?

Profil de l’apprenant

Être équilibré consiste à savoir reconnaître des conduites deviantes qui répondent à un besoin de ritualisation mais qui n’assurent pas un équilibre intellectuel, physique et spirituelles.

CAS

Étant élève d’une école internationale vous allez créer une page internet aur le site du conseil des étudiants qui favorise la compréhension mutuelle entre les différents cultures représentées dans votre établissement scolaire grâce à la divulgation des différents usages culturels.

5.2.1l

Image 5.2.1l

Concept

Rite de passage
Épreuve de passage, transmission expérentielle chargée de valeurs et de sens qui marque le passage à une autre étape de la vie d’un individu.

Rite d’initiation
Épreuve qui marque l’inclusion d’un individu à un groupe social ou religieux.

Politesse
Ensemble de règles acquises par l’éducation visant à faciliter les rapport sociaux et permettant à ceux qui en usent d’avoir des échanges équilibrés et respectueux.

Texte 1

LE SEPTIÈME JOUR
Dans le monde musulman, le 7e jour de vie du nouveau-né marque la « véritable » naissance au monde de l’enfant. Il est célébré au cours d’une grande fête et par la mise en oeuvre d'un certain nombre de rituels comme la coupe des cheveux du nouveau-né et l'attribution de son nom.

L' aqiqa est une fête à l’occasion d’une cérémonie qui a lieu au septième jour de la naissance des garçons comme des filles. Elle consiste à raser la tête du nouveau-né. La tête du bébé peut ensuite être enduite de safran. A cette occasion, un grand repas familial est préparé, à base de viande de mouton sacrifié, en souvenir du geste d’Ibrahim (Abraham), prêt à sacrifier son fils sur l’autel, pour prouver son allégeance à Dieu. 
C’est également à cette occasion que l’enfant reçoit son nom : devant l’assistance, le père de l’enfant réalise la tasmya, en lui donnant, au nom de Dieu, un prénom choisi parmi les noms de la famille du prophète Muhammad (Mahomet). Fête, sacrifice et nomination de l’enfant sont ainsi étroitement imbriqués pour signifier son entrée dans la société et la lignée auxquelles il appartient désormais.

Le rituel du septième jour de la naissance peut varier d’un pays et d’une région à l’autre, pouvant s’accompagner aussi du bain du nouveau-né, d’achats d’articles de toilettes, de plantation de menthe (Maroc), tous ces rituels visant à protéger le bébé.

http://www.femininmasculin.culture.fr/Les-rites-de-passage/Autres-rites-de-passage/Le-7e-jour/Le-7e-jour

L’ENTERREMENT DE VIE DE CÉLIBATAIRE
L’enterrement de vie de garçon ou de vie de jeune fille est une séquence rituelle qui précède le mariage. Elle a pour but explicite de célébrer la fin de la vie de célibataire à partir d’une mise en scène festive partagée avec les amis et proches, garçons ou filles selon les cas, de sa classe d’âge. Ces pratiques signifient la fin du vagabondage amoureux et sexuel associé au statut de célibataire.

L’enterrement de vie de garçon
L’enterrement de vie de garçon est une pratique très ancienne. Il peut se dérouler suivant différents scénarios, allant de l’enterrement effectif d’un cercueil rempli de bouteilles comme cela se fait en Vendée, à des pratiques proches du bizutage, caractérisées notamment par le travestissement du futur marié en femme ou l’imposition d’un costume se référant à des personnages masculins (chevalier, super-héros…) et l’absorption d’alcool en quantité importante. Les significations du rituel peuvent aussi varier. Ainsi, en Vendée, le marié ne déterrera le cercueil mis en terre le jour de son enterrement de vie de garçon qu’à la naissance du premier enfant, symbolisant ainsi l’accession pour le jeune homme au statut d’adulte et de futur père.

L’enterrement de vie de jeune fille
Fêté dans plusieurs pays d’Europe, l’enterrement de vie de jeune fille est un rite récent. En France il est apparu dans les années 1980. Cette pratique est à relier avec l’évolution du mariage et en particulier avec la possibilité pour les femmes d’avoir une vie amoureuse et sexuelle avant le mariage.

Le rituel s’est construit sur le modèle l’enterrement de vie de garçon. Il se caractérise aussi souvent par des travestissements, des plaisanteries à caractère sexuel voir dans certains pays la consommation d’alcool.

http://www.femininmasculin.culture.fr/Les-rites-de-passage/La-construction-du-genre/L-enterrement-de-vie-de-celibataire/