8.2 Technologie et société

8.2.1 L'impact des nouvelles technologies

Notre société en plein essor ne cesse de se moderniser. Nombreuses sont les nouvelles technologie qui voient le jour de plus en plus rapidement.
L’essence de la technologie dans la vie actuelle de la société est incontournable. Les modes de communication constituent un tournant olympique vers l’accès à l’information rapide. Le cellulaire, le téléphone intelligent et l’accès à l’Internet profitent à la démocratisation de l’information. Par contre, ce virage technologique contient en lui-même autant de leviers évolutifs que divisibles qui, manifestement, exigent de tout individu scient une gestion sans égal (Sandra Vimont, supramental, 2016). La technologie dans le domaine de la communication est sans doute la révolution la plus évidente, mais dans d’autres domaines aussi de la médicine à l’écologie, de la robotique à l’impression 3D, les innovations sont aussi rapides et quotidiennes. la question qui s’impose est celle des conséquence d’une évolution de la technologie qui dépasse largement la société par son ampleur et sa vitesse.

Pour commencer…

Qu’est devenue la vie sociale à l’aune des technologies de communication?
La révolution du téléphone mobile qui nous permet d’être branché à tout moment a affecté les rapports sociaux : comment ?
Imaginez une journée sans téléphone mobile : serait-elle un supplice ?
Comment expliquer l’addiction de certaines personnes constamment accrochées à leur téléphone portable ?
S’agit-il d’un « doudou envahissant » ?

Comment faisait-on avant sans télèphone portable ?

De notre temps, quand on savait s’organiser, on prévoyait d’arriver à l’heure à nos rendez-vous et l’on ne savait pas que le téléphone portable pouvait faire patienter la personne sans qu’elle ne s’offusque. On fréquentait les cabines téléphoniques, quand on n’était pas à la maison, on avait toujours sa carte téléphonique dans la poche. Et puis, on n’appelait pas sans raison ! Maintenant, on décroche son portable et souvent on se demande “mais pourquoi m’a t-il appelé” On téléphone pour passer le temps, on surfe sur le net pour se distraire, on lit ses mails sur le portable par habitude. Avant, on ne le faisait pas car cela n’était pas possible mais ne pourrait-on pas aussi s’en passer ? Ne pourrait-on pas consacrer notre temps à des choses plus intéressantes ? Une étude australienne démontre que nous consacrons deux heures par jour à notre portable et seulement 97 minutes à écouter notre mari ou notre épouse! C’est cela le progrès ?

Françoise Giroud, 2015

 

L’écran a aussi envahi notre vie dès la plus tendre enfance. Les jeux-vidéo sont devenus le passetemps préféré de 3 à 50 ans. Parfois ils entraînent de la dépendance et sont remis en question par les experts en matière d’éducation.

Le jeu, l’homme et l’intelligence...

Régardez l’extrait vidéo d’une conférence au polytechnique qui porte un autre regard sur la question des jeux-vidéo. Manuel Bevand, TEDxÉcolePolytechnique

Discutez le point de vue de l’animateur de la conférence : qu’en-pensez-vous ? Êtes-vous du même avis ?

Vers l’oral individuel

Choisissez un stimulus visuel parmi ceux proposés ci-dessous qui éveille votre curiosité. Menez une recherche pour en savoir plus. Exposez en suite votre en préentant l’image après avoir donné une légende relevante par rapport à la problématique soulevée.

Production écrite

Rédigez une page d’un article de presse pour le journal de votre école . Il sera à la une et portera sur l’activité du journal scolaire et l’importance des contributions des élèves pour raconter les actualités de l’école.
Comment écrire un article de journal? Consultez la page 14.1.4 pour les stratégies d’écriture d’un article de presse

8.2.1a

Image 8.2.1a

Textes et fiches à télécharger

Texte 1
Texte 2
Texte 3
Fiche texte 1 Word | PDF
Fiche texte 2 Word | PDF
Fiche texte 3 Word | PDF

8.2.1b

Image 8.2.1b

Lexique thématique

  • journal
  • hebdo(madaire)
  • magazine
  • mensuel
  • article
  • à la une
  • chaîne
  • émission télévisée
  • JT
  • actu
  • éditorial
  • générique
  • petit écran
  • télé poubelle
  • téléréalité

8.2.1c

Image 8.2.1c

Texte 1 – Le smartphone, une servitude volontaire ?

Le smartphone, une servitude volontaire ?
par Anne-Sophie Letac, 2016

Dans son Discours de la servitude volontaire, Etienne de la Boétie montrait qu’au fondement de toute tyrannie se trouve la complicité d’une partie du peuple, qui se laisse volontairement domestiquer, séduit par des distractions qui endorment l’esprit. Contre la servitude, La Boétie appelait à la désobéissance civile. Aujourd’hui, le digital detox, une pratique en vogue qui consiste en un sevrage numérique, incarne la résistance comme la soupe de légumes représente le bien-être. Que se passerait-il si vous faisiez votre propre day of unplugging ( « le jour où l’on débranche ») et mettiez votre téléphone dans un cell-phone sleeping bag ?

Au saut du lit, vous iriez prendre votre petit déjeuner, et au lieu de vous absorber dans la lecture de vos messages, vous remarqueriez que votre conjoint a pris 20 kilos depuis que vous le connaissez, ce qui vous avait jusqu’alors échappé. Vous ne pourriez même pas vous connecter sur Tinder pour chercher un sexfriend proche de chez vous en représailles. Désœuvré, vous mangeriez quatre fois plus de tartines si vous vivez dans le monde normal, de müesli bio aux baies de goji si vous habitez un hyper centre de ville mondiale. Dégoûté par le fait de ne pas pouvoir poster des photos de votre repas sur votre hashtag Instafood, vous renonceriez à vous faire des pancakes empilés avec des œufs, de la chantilly et du sirop d’érable. De toute façon la recette venant de marmiton.fr, vous ne vous en souviendrez même plus.

Un remarquable antidote à l’ennui !

Dans une version plus sportive, vous iriez courir quelques kilomètres dans un bois, mais vous sombreriez rapidement dans le découragement, faute d’être félicité par votre application de running, de pouvoir publier le résultat de votre parcours et de vous vanter de vos performances auprès de vos amis virtuels. Vous laissant tomber, épuisé, sur un banc, vous remarqueriez que quelqu’un a mis devant vous un « paysage », une sorte de décor avec un lac , des arbres et de drôles d’oiseaux blancs flottants avec un long cou, assez agressifs d’ailleurs, mais comme vous n’êtes pas contemplatif, vous vous ennuieriez ferme et sauteriez aussitôt sur vos pieds pour prendre la fuite.

Déçu par le sport, vous iriez faire des courses, mais privé de moyen de communication avec votre famille, vous commettriez l’erreur majeure de rapporter des corn-flakes sans pépites de chocolat.
Vous iriez à l’aveugle, car il vous serait impossible de scanner vos achats pour en comparer le prix avec ceux du supermarché d’à côté. Vous ne pourriez pas utiliser Yelp pour être sûr que ailleurs il n’y a pas de mieux que ce que vous avez choisi. 

L’absence de portable nuirait gravement à vos relations sociales. Votre chat hostile au sevrage téléphonique et profondément dans le déni, serait surpris que vous cessiez de tourner des vidéos de lui sursautant face à un concombre, et vous regarderait d’un air offusqué. Vous connaîtriez des grands moments de blanc et de vide. Vous seriez même très seul, votre réserve de 1457 amis étant stockée exclusivement sur Facebook.

Le téléphone éteint, cette foule bienveillante et anonyme disparaîtrait comme par enchantement. Au vu de ce constat, vous auriez une dépression, et vous écririez. un livre pour dénoncer les dangers des réseaux sociaux.
Vos proches, ou ce qu’il en resterait, vous appelleraient, furieux, sur votre téléphone fixe, pour vous demander pourquoi vous filtrez leurs appels, puisque vous n’avez pas répondu ni accusé réception de leurs messages. [...]

Alors que vous aviez l’habitude de vérifier compulsivement vos notifications comme vous vous rongez les ongles, vous auriez soudain l’impression que quelque chose vous échappe, qu’un danger imminent vous guette, que l’insécurité est omniprésente. En l’absence d’information continue, plusieurs événements graves vous échapperaient, dont une commémoration par François Hollande et une déclaration de Jean-Vincent Placé.

Si vous êtes amoureux, vous éprouveriez soudain la magie et la douleur du manque : impossible de joindre l’être aimé, ni de savoir ce qu’il pense à chaque instant. Inavouable soulagement, vous seriez aussi débarrassé de toutes les mises au point filandreuses sur Skype, et de la géolocalisation à tout moment.
Mais comme vous pourriez enfin vous concentrer, vous auriez terminé votre travail cinq foi plus vite qu’avant, ce qui aurait pour conséquence qu’à 14 heures vous seriez libre. Et c’est alors que vous gagneriez soudain la griserie de l’ignorance, le luxe d’être injoignable, et peut-être même le vertige merveilleux du silence.

Letac, Anne-Sophie. "Le smartphone, une servitude volontaire?" Le Figaro, March 13, 2016

 

Texte 2 – Une révolution technologique qui va bouleverser le monde

Une révolution technologique qui va bouleverser le monde
par Or-Argent, 2015 

« Cela fait une décennie qu’une transformation profonde a lieu. Nombreux sont ceux parmi nous qui en ont entendu parler ou l’ont ressenti, celle-ci faisant vaciller les fondations d’un système socio-économique mondial déjà en décrépitude.
Votre opinion sur cette transformation variera en fonction de votre vision du monde. Je la perçois en tant que transformation technologique. Une transformation qui va tout chambouler. (…) Il ne s’agit pas de science-fiction : c’est pour bientôt.
Jusqu’il y a 300 ans le monde dépendait du travail des humains principalement manuel. Les compétences et les méthodes requises pour faire ce travail se trouvaient principalement dans la tête de celui qui l’effectuait. Des structures ont été créées pour rassembler la main-d’œuvre nécessaire pour effectuer des travaux à grande échelle tandis que les guildes sont apparues pour protéger cette connaissance.

Pour dépasser les limitations du travail manuel, nous avons développé quelque chose de neuf : l’automatisation. Le monde a été transformé par l’apparition des machines (physiques ou programmes informatiques) qui font le travail pour nous. L’automatisation se base sur un processus scientifique qui détermine les étapes d’une tâche et qui les transforme en machines qui les effectuent.
Cependant nous n’avons pas atteint les limites de l’automatisation. Pourquoi ? L’automatisation est limitée par la capacité humaine de construire les modèles cognitifs nécessaires à la construction des machines.
Pour dépasser ces limites, nous construisons désormais des machines cognitives capables de construire leur propre modèle du fonctionnement des choses et de la façon d’accomplir des tâches. Contrairement aux machines qui servent à l’automatisation, ces machines ne sont pas construites de façon traditionnelle. Elles sont capables de résoudre des problèmes bien plus complexes que les tâches effectuées par la robotisation.

Le grand changement est que ces machines se « construisent » elle-même. Elles accumulent leurs aptitudes comme le font les humains : via l’apprentissage, la formation et l’expérience. Cependant elles sont capables d’apprendre bien plus vite que nous. Une fois la connaissance acquise, elles peuvent la transmettre à d’autres machines, instantanément, et dans le monde entier (cloud robotique).

Si vous pensez que ceci n’a aucune importance, vous avez tort. Il s’agit du bond technologique le plus important depuis les débuts de l’automatisation, il y a plus de 300 ans, un changement qui va tout bouleverser. Notamment au niveau de l’économie, de la guerre et de la politique, que nous pensions immuables. »

http://or-argent.eu/la-revolution-technologique-qui-va-bouleverser-le-monde/

 

Texte 3 – Chronique du futur : des prothèses de plus en plus naturelles

Chronique du futur : des prothèses de plus en plus naturelles
par Jean-Luc Goudet, 2014

Reliées au cerveau, dans un sens et dans l'autre, mécaniquement perfectionnées et contrôlées par des systèmes informatiques, les prothèses de nouvelle génération rendent leur autonomie à des femmes et des hommes amputés d'un bras ou d'une jambe. Des progrès importants sont en ligne de mire des chercheurs.

En mars 2014, lors d’une conférence TED à Vancouver, au Canada Adrianne Haslet-Davis a dansé la rumba sur scène. Pourtant, un an plus tôt, le 13 avril 2013, lors du marathon de Boston, gravement touchée par l’une des deux bombes qui ont explosé dans la foule, elle avait dû être amputée de la jambe gauche, juste sous le genou. Le Britannique Nigel Ackland, lui, a perdu son bras droit dans un accident du travail, mais depuis 2012, il peut lacer ses chaussures, écrire et tenir un œuf sans le casser grâce à un bras Bebionic 2. Dennis Aabo Sørensen, un Danois grièvement blessé par un feu d’artifice, s’entraîne à l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) pour faire fonctionner la main artificielle installée à son bras gauche.

Plusieurs axes de progrès soutiennent l’évolution en matière de prothèse : les matériaux, la robotique, la puissance informatique et la chirurgie réparatrice. Les deux jambes en fibres de carbone de l’athlète sud-africain Oscar Pistorius ont défrayé la chronique dans le milieu sportif et lui ont permis de participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Leur souplesse et leur solidité lui donnaient tant de puissance qu’il y a eu débat pour déterminer si elles ne lui conféraient pas un avantage sur les coureurs valides. Pour l’esthétique, la silicone fait désormais illusion et il est parfois bien difficile de distinguer la vraie main de la fausse.

L’idée : relier la prothèse au cerveau

La robotique et l’informatique ont progressé vers la miniaturisation et la puissance de calcul, au point de faire entrer dans le volume d’un bras ou d’une jambe tout ce qu’il faut ou presque. De petits moteurs électriques font office de muscles et des capteurs miniatures peuvent restituer, dans une certaine mesure, le sens du toucher. Deux techniques sont explorées aujourd’hui : les électrodes et les interfaces myoélectriques. Plus efficaces mais plus complexes à mettre en place, les premières recueillent des signaux sur des nerfs moteurs encore intacts et les analysent pour commander les mouvements. Des électrodes peuvent également, dans l’autre sens, stimuler des nerfs sensitifs.

Les capteurs myoélectriques, eux, se fixent sur la peau. Ils détectent les petits mouvements des muscles sous-jacents ou bien les stimulent. Ils ont l’avantage d’une pose simple et sont solidaires de la prothèse. Leurs emplacements, bien sûr, sont déterminés sur la personne elle-même à la suite de longs essais. À Vienne, en Autriche, le chirurgien Oskar C. Aszmann est parvenu à récupérer les nerfs moteurs du bras qu’il a amputé et à les réinstaller sur des muscles pectoraux. Le patient pensant à déplacer son bras absent stimule ces muscles, au-dessus desquels sont installées des électrodes commandant les moteurs de la prothèse. Le mouvement est alors assez naturel.

Analyse : encore du chemin à faire

Ces remarquables résultats, qui commencent à sortir du laboratoire, restent encore balbutiants. Pour analyser subtilement les signaux électriques, le prototype de l’EPFL utilise un ordinateur externe et les algorithmes sont encore améliorables. Les batteries doivent être rechargées quotidiennement et les membres artificiels sont nettement plus lourds que leurs homologues fabriqués dans l’utérus maternel. Dans le domaine du toucher, la sensibilité est très loin des performances des doigts humains. Au laboratoire, les techniques progressent et une certaine forme de « peau artificielle », expression assez présomptueuse, commence à voir le jour.

Quant aux tarifs, ils interdisent pour l’instant une large diffusion de ces progrès. L’étonnante main artificielle Bebionic, de RSLSteeper, est commercialisée entre 30.000 et 43.000 euros. Miniaturisation et production plus industrialisée seront donc nécessaires pour que les jambes ou les bras artificiels viennent aider tous ceux qui en ont besoin...

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-chronique-futur-protheses-plus-plus-naturelles-53597/